Québec City, une histoire d'un jour

Québec City, une histoire d'un jour


Publié le 19 Janvier 2017

Lors de notre trajet pour la Gaspésie, nous en avons profité pour faire une petite escale d’une journée dans la ville de Québec. En vérité, nous en avons même fait 2. Une première à l’aller, en provenance de Montréal, afin de visiter la ville, son château, ses ruelles commerçantes. Une seconde au retour, pour admirer la Chute de Montmorency.

Une façade de boutique à Québec
Un restaurant à la façade rouge à Québec

Se balader dans le Vieux-Québec

Si la ville de Québec s’étend largement, son centre historique demeure à échelle humaine et se parcourt aisément à pied. Depuis la rive du Saint-Laurent, que l’on peut longer sur plusieurs kilomètres en profitant d’une magnifique promenade fluviale, nous entamons notre ascension par les petites ruelles pavées.

Ces venelles étroites révèlent à chaque coin de rue de nouveaux trésors : restaurants chaleureux et boutiques artisanales arborent des façades colorées et pittoresques qui évoquent irrésistiblement l’Europe. Pour les moins courageux ou ceux qui préfèrent économiser leurs forces, le funiculaire offre une alternative pratique pour franchir le dénivelé.

La rue des artistes à Québec
La rue des artistes à Québec

Au-delà des boutiques de souvenirs classiques, nous découvrons des adresses plus authentiques célébrant la gastronomie québécoise. Halte gourmande aux Délices de l’Érable, échoppe entièrement dédiée au sirop d’érable, cet or liquide emblématique du Québec.

Le magasin décline ce produit sous toutes ses formes : bonbons, thé, glace, beurre d’érable, et bien d’autres créations. À l’étage, une exposition gratuite retrace l’histoire de l’extraction du sirop et l’évolution des techniques au fil du temps. Nous y apprenons qu’un simple seau et un petit robinet enfoncé dans l’écorce suffisent pour recueillir la précieuse sève d’érable.

Pour savourer cette spécialité de façon traditionnelle, nous commandons une tire d’érable : du sirop chaud coulé sur de la glace (ou de la neige en hiver), puis enroulé autour d’un bâtonnet pour former une sucette naturelle au goût intense et sucré. Un pur délice !

Céline en pleine tire d'érable
Céline en pleine tire d'érable

Nous croisons aussi un magasin de cidre, qui propose la spécialité locale, le cidre de glace, ou encore une boutique qui ne vend que des pop-corns.

Dans toute la ville, on retrouve de nombreuses statues des différents personnages qui ont marqué l’histoire de Québec.

Le Château Frontenac, un décor majestueux

Au terme de notre ascension dans la haute-ville, nous voilà face au majestueux Château Frontenac. Ses façades vertes et orangées, ponctuées de tourelles élancées, composent une silhouette reconnaissable entre toutes. Aujourd’hui transformé en hôtel de luxe, cet édifice emblématique règne sur Québec depuis son promontoire, offrant aux chanceux qui y séjournent une vue spectaculaire sur le Saint-Laurent.

Le château Frontenac à Québec

À ses pieds se déploie la Terrasse Dufferin, vaste promenade en bois d’où l’on contemple le fleuve. En cette fin septembre clémente (20°C), la flânerie y est particulièrement agréable. De nombreux bancs invitent à s’attarder pour savourer le panorama et l’animation de ce lieu emblématique.

La Citadelle de Québec et les Plaines d’Abraham

Depuis la terrasse, nous empruntons les escaliers qui montent jusqu’aux plaines d’Abraham. Sur le chemin, nous longeons les murs de la citadelle et l’on peut admirer la vue sur le Saint-Laurent et sur une partie de Québec. L’intérieur de la citadelle peut se visiter, moyennant 16 $CAD par personne.

Les escaliers vers la citadelle de Québec

En haut, une immense plaine, Les Plaines d’Abraham dont le plat contraste avec toutes les ruelles et escaliers que nous avons gravis pour y arriver.

Ceci conclut notre première journée d’escapade à Québec. Nous reprenons la route vers Rivière-du-Loup le soir même.

Descendre le long de la Chute Montmorency

Dix jours plus tard, auréolés de nos souvenirs gaspésiens, nous repassons par Québec sur le chemin du retour. L’occasion parfaite pour découvrir la Chute Montmorency, que nous avions gardée en réserve. Avec ses 83 mètres de hauteur, elle surpasse même les célèbres chutes du Niagara, bien qu’elle soit nettement moins large et son débit d’eau plus modeste.

La chute de Montmorency vue d'en haut, depuis le pont
La chute de Montmorency vue d'en haut, depuis le pont

Le site offre de multiples perspectives pour l’observer. Nous commençons par traverser le pont suspendu enjambant la chute, reliant les deux rives de la rivière Montmorency. De là-haut, le spectacle est vertigineux : l’eau se précipite dans le vide avant de rejoindre le Saint-Laurent en contrebas, quelques centaines de mètres plus loin.

La chute de Montmorency

Nous empruntons ensuite l’escalier panoramique, impressionnante succession de 487 marches qui serpente le long de la falaise. Chaque palier révèle une nouvelle perspective sur la cascade rugissante.

En bas, l’expérience devient viscérale. Nous nous approchons du pied de la chute, enveloppés dans un nuage de gouttelettes en suspension. Le grondement de l’eau est assourdissant, la brume nous trempe rapidement. Une veste imperméable s’impose, à moins de miser sur un généreux soleil pour sécher. C’est ici qu’en hiver se forme le célèbre Pain de Sucre, impressionnant cône de glace créé par l’accumulation des embruns gelés, terrain de jeu prisé des amateurs d’escalade sur glace.

Les plus aventureux trouveront leur compte avec la Via Ferrata qui longe la paroi rocheuse, ou la tyrolienne qui permet de franchir la chute d’une rive à l’autre en vol plané.

Pour les visiteurs préférant des sensations plus douces, un téléphérique assure la liaison entre le haut et le bas du site. Quant à nous, nous choisissons de remonter tranquillement par l’escalier, prolongeant ainsi notre immersion dans ce décor spectaculaire avant de rejoindre notre voiture et poursuivre notre route vers Montréal.




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